Le contrat d’initiation à l’emploi (CIE) remplace le stage d’insertion et le contrat d’auxiliaire temporaire. Le CIE a pour objectif d’assurer à son bénéficiaire une formation pratique pendant les heures de travail afin de faciliter son intégration sur le marché du travail.
Le contrat d’initiation à l’emploi n’est pas soumis aux mêmes dispositions que le contrat de travail classique.
Toutefois, les règles légales et conventionnelles relatives au travail de nuit, au travail supplémentaire, au travail pendant les jours fériés, ainsi qu’au travail de dimanche lui sont applicables.
Toute personne ou entreprise (dite "promoteur") désireuse d’offrir une formation pratique réelle à un jeune demandeur d’emploi peut recourir à un CIE.
L'employeur ("promoteur") qui recourt à un CIE doit être en mesure d’offrir au jeune :
Il doit informer et consulter les instances suivantes sur la conclusion de CIE :
Le bénéficiaire du CIE doit être :
Pour embaucher un jeune demandeur d’emploi via un CIE, l’employeur doit faire une déclaration de place vacante auprès de l’ADEM en indiquant :
Si des demandeurs d’emploi correspondant au profil sont disponibles, l’ADEM propose alors des candidats.
Lorsque l’employeur a choisi un candidat, l’ADEM rédige un contrat d'initiation à l'emploi qui doit être signé en 3 exemplaires par :
Le contrat d’initiation à l’emploi est conclu pour une durée de 12 mois, avec possibilité de prolongation de 12 mois en cas :
La conclusion d’un nouveau contrat auprès d’un autre promoteur à la fin du premier peut également être autorisée par le ministre du Travail et de l'Emploi.
L’employeur est tenu d’affilier le salarié à la sécurité sociale en procédant à une déclaration d’entrée.
Les jeunes bénéficiant d’un CIE ont droit au congé applicable dans l’entreprise où ils travaillent.
L’employeur doit nommer un tuteur au sein de son l’entreprise.
Le rôle du tuteur est d’assister et encadrer le bénéficiaire du CIE durant toute la durée du contrat.
Il peut être invité à assister à des séances de formation ou d’information.
Le tuteur doit :
L’employeur doit également, dans un délai d’un mois à partir du début de la relation de travail :
Durant toute la durée du contrat, l’employeur verse au bénéficiaire du CIE une indemnité de base qui s’élève à :
Si le bénéficiaire du CIE recevait une indemnité de chômage supérieure à l’indemnité perçue dans le cadre du CIE, il percevra un complément d’indemnité versé par l’ADEM.
A cet effet, le bénéficiaire du CIE devra adresser mensuellement une demande de complément sur papier libre à Mme Michèle WILWERS (Service emploi des jeunes) accompagnée d'une copie de sa fiche de salaire.
Le complément d'indemnité est versé tant que la personne concernée aurait eu droit aux indemnités de chômage.
La rémunération versée au bénéficiaire du CIE est soumise aux charges sociales et fiscales prévues en matière de salaires.
A titre facultatif, l’employeur peut également verser une prime de mérite au bénéficiaire.
Le Fonds pour l’emploi rembourse à l’employeur :
Pour obtenir cette subvention l’employeur doit adresser une déclaration de créance mensuelle dûment complétée et accompagnée des pièces requises mentionnées dans le formulaire au Service emploi des jeunes de l’ADEM.
Si l’employeur souhaite prolonger le contrat, il doit :
L’ADEM se chargera alors de préparer un avenant au contrat.
Aucune autorisation de prolongation n’est nécessaire pour les entreprises qui sont couvertes par un plan de maintien dans l’emploi.
En cas de prolongation, l’employeur a l’obligation d’embaucher le bénéficiaire du CIE à l’expiration du contrat (c’est-à-dire à l’issue des 24 mois).
S’il ne l’embauche pas, il devra rembourser au Fonds pour l’Emploi les sommes perçues pendant la période de prolongation.
A l’échéance du CIE, l’employeur qui embauche le bénéficiaire du CIE sous contrat à durée indéterminée ou un contrat à durée déterminée d'au moins 18 mois peut demander auprès de l'ADEM :
La demande de remboursement doit être accompagnée d’une copie du contrat de travail.
Après confirmation de la réception par l’ADEM, l’employeur doit adresser à l’ADEM des déclarations trimestrielles pour remboursement des cotisations après CIE accompagnées des fiches de salaires pour les mois concernés.
L’employeur qui souhaite mettre fin au CIE au cours des 6 premières semaines du contrat initial doit :
L’employeur qui souhaite mettre fin au CIE au-delà des 6 premières semaines du contrat initial, doit adresser une demande écrite au ministre du Travail et de l’Emploi et en obtenir l’accord.
A défaut, l’employeur s’expose au remboursement intégral des sommes perçues.
Le jeune peut mettre fin à son contrat pour des motifs valables et convaincants. Il doit alors notifier la rupture de contrat à son employeur par lettre recommandée en respectant un préavis de 8 jours.
A l’échéance du CIE, s‘il n’embauche pas le jeune, l’employeur doit :
Le tuteur doit, quant à lui, procéder à son évaluation et la transmettre à l’ADEM.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).