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Aides publiques
Demander des aides à l’investissement en matière de protection de l’environnement et d’utilisation rationnelle des ressources naturelles

Les entreprises qui effectuent des investissements dans le domaine des éco-technologies ou dans des procédés respectueux de l’environnement peuvent bénéficier d’un régime d’aides spécifiques.

Qui est concerné ?

Ces aides s’adressent à toutes les entreprises et personnes physiques disposant d’une autorisation d’établissement et qui exercent sur le territoire luxembourgeois à titre principal ou accessoire, une activité industrielle, commerciale ou artisanale.

Néanmoins, il a été convenu une répartition des dossiers entres le Ministère des Classes Moyennes et le Ministère de l’Economie.

Le Ministère de l’Economie traitera en priorité les dossiers des entreprises industrielles ainsi que tout dossier d’investissement des entreprises artisanales et commerciales ayant un impact conséquent sur l’utilisation rationnelle de l’énergie voire qui traite de la production d’énergie renouvelable.

Toutes les autres entreprises enregistrées auprès du Ministère des Classes Moyennes opérant des projets d’investissements n’ayant pas une composante énergétique ou d’économie d’énergie conséquente seront traités conformément à la loi du 30 juin 2004 portant création d’un cadre général des régimes d’aides en faveur du secteur des classes moyennes.

De plus amples informations concernant les aides à la protection de l’environnement octroyées par le Ministre des Classes Moyennes sont disponibles sur www.guichet.lu

Pour les petites et moyennes entreprises, l’intensité de l’aide est plus importante et l’entreprise peut également bénéficier de ce régime d’aides pour s’adapter de façon anticipée aux futures normes communautaires en matière de protection de l’environnement.

Définitions

  • PME (petites et moyennes entreprises) :
    • effectif < 250 personnes
    • et chiffre d'affaires annuel < 50 millions d'euros ou total du bilan annuel < 43 millions d'euros ;
  • PE (petites entreprises) :
    • effectif < 50 personnes
    • et chiffre d'affaires ou total du bilan annuel < 10 millions d'euros.

Ces entreprises doivent également remplir le critère d’autonomie, c’est-à-dire ne pas être détenues à hauteur de 25 % ou plus du capital ou des droits de vote par une entreprise ou conjointement par plusieurs entreprises ne correspondant pas à la définition des petites et moyennes entreprises. Elles ne peuvent pas non plus exercer un contrôle sur une autre entreprise.

Quels sont les investissements éligibles ?

Ce régime prévoit six formes d’investissements (régimes) susceptibles de bénéficier d’une aide publique :

Référence contrefactuelle

L’assiette des dépenses éligibles se base sur les surcoûts engendrés par la prise en compte de l’environnement lors d’un investissement. Pour mesurer ce surcoût, on compare l’investissement envisagé à la “référence contrefactuelle” correspondante, c’est-à-dire à un investissement techniquement équivalent (même capacité de production) mais qui ne présente pas la même efficacité énergétique. Le ministère de l’Économie et du Commerce extérieur propose, pour chaque régime d’aide et chaque catégorie d’investissements, des références contrefactuelles qui pourront être appliquées.

Comment procéder ?

Le requérant doit introduire sa demande d’aides environnement - informations sur le requérant avant le démarrage du projet :

La demande doit être accompagnée du dossier complet, à savoir :

  • lettre de demande d’aide (cf. modèle de lettre page 16) ;
  • les informations générales sur le requérant (titres 1-7) ;
  • déclaration des Aides publiques (page 12) ;
  • effet d’incitation de l’aide (à REMPLIR UNIQUEMENT PAR LES GRANDES ENTREPRISES) (page 13) ;
  • déclaration sur l’honneur et engagements de l’entreprise (page 14) ;
  • description du projet et des coûts y relatifs suivant la syntaxe des fiches d’informations (le dossier sera évalué suivant les lignes directrices des fiches d’informations en vigueur lors de sa soumission).

Les pièces suivantes seront également jointes à la demande :

  • les informations techniques et pratiques requises suivant la syntaxe proposée dans les fiches d’informations par technologie ;
  • les devis détaillés des prestataires retenus ;
  • une copie de toutes les autorisations requises (construction, exploitation, protection de la nature) ;
  • une copie de l’autorisation "commodo" ;
  • bilans et comptes profits et pertes du dernier exercice (si l’entreprise existe depuis moins de 3 ans, elle soumettra un plan d’affaires détaillé) ;
  • statuts de la société (pour une première demande d’aide auprès du ministère de l’Economie et du Commerce extérieur, sinon les statuts coordonnés en cas de modifications) ;
  • organigramme juridique (précisant les liens existants, les pourcentages de participations, ainsi que la raison sociale, l’adresse, la répartition du capital social, l’effectif, le chiffre d’affaires et le total du bilan (données du dernier exercice clos) de chaque entreprise) ;
  • relevé d’identité bancaire ;
  • autres pièces jugées utiles.

Ces documents peuvent être rédigés en  français, allemand ou anglais.

Pour les études environnementales, le requérant utilisera un formulaire simplifié de demande – Aides aux études environnementales.

Intensité de l’aide

L’intensité de l’aide peut aller de 10 % à 80 % des investissements, selon le type de projet financé et le type d’entreprise qui le porte.

Le tableau ci-après résume les intensités d’aides maximales de tous les régimes d’aides exprimés en pourcentage des coûts admissibles. Chaque ligne représente un régime ou une mesure d’aide spécifique.

Intensité de l'aide selon le type de régime

 

Conditions particulières

Petite entreprise

Moyenne entreprise

Grande entreprise

Investissement permettant de dépasser les normes communautaires ou d’augmenter le niveau de protection de l’environnement en l’absence de telles normes

n.a.

55 %

45 %

35 %

Adaptation anticipée des petites et moyennes entreprises aux futures normes communautaires

Projet réalisé plus de 3 ans avant l’entrée en vigueur d’une norme

15 %

10 %

n.a.

Projet réalisé entre 1 et 3 ans avant l’entrée en vigueur d’une norme

10 %

n.a.

n.a.

Investissements en économies d’énergie

Méthode 1 “coûts d’investissements supplémentaires”

40 %

30 %

20 %

Méthode 2 “coûts d’investissements supplémentaires nets des coûts et bénéfices d’exploitation” en fonction de la durée de prise en compte des coûts et bénéfices d’exploitation.

80 %

70 %

60 %

3 ans

3 ans

4 ans

Investissements dans la cogénération à haut rendement

n.a.

65 %

55 %

45 %

Investissements pour la production d’énergie à partir de sources d’énergie renouvelables

n.a.

65 %

55 %

45 %

Etudes environnementales

Etudes directement liées à des investissements

70 %

60 %

50 %

Etudes correspondant à des priorités nationales (NON directement liées à l’investissement).

50 % pour une dépense éligible maximale 100.000 euros, dans la limite du plafond autorisé par le régime de “minimis”.

Versement

Les aides sont accordées sous la forme de subventions en capital ou de bonification d’intérêts.

Règles anti-cumul

Les aides prévues par les différents régimes de la nouvelle loi peuvent être cumulées avec d’autres aides compatibles avec le marché commun tant qu’elles concernent les coûts admissibles identifiés comme différents.

Ces aides ne sont, par contre, pas cumulables avec d’autres aides nationales ou  communautaires portant, en tout ou en partie, sur les mêmes coûts admissibles si tant est que ce cumul conduise à une intensité ou à un montant d’aide supérieur au plafond maximal applicable.

Restitution

L’entreprise ayant bénéficié d’une aide sera contrainte de la restituer si :

  • elle fournit des renseignements sciemment inexacts ou incomplets ou ;
  • elle ne se conforme pas aux engagements pris pour bénéficier de l’aide ;
  • elle aliène les actifs ayant bénéficié de l’aide ou cesse de les utiliser avant l’expiration d’un délai de 5 ans à partir du versement de l’aide.

Dans tous les cas, l’entreprise doit rembourser la subvention en capital ou l’équivalent-subvention brut de la bonification d’intérêts, augmentés des intérêts légaux.

L’entreprise peut toutefois adresser une demande motivée au ministre de l’Economie si elle veut faire valoir des circonstances particulières pour ne pas restituer tout ou partie de l’aide.

En cas de cessation volontaire d’activité, l’entreprise doit avertir sans délai le ministre de l’Economie qui pourra demander le remboursement total ou partiel de l’aide versée.

Formulaire(s) et document(s) associé(s)

Besoin d'aide ?

L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole signable électroniquement peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).


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