La réglementation sur les permissions de voirie pour le réseau ferré vise à améliorer la sécurité des usagers des voies ferrées vis-à-vis des aménagements installés provisoirement ou à titre permanent le long de ces voies.
Les permissions de voirie sont accordées soit par un des Services Régionaux de l’Administration des ponts et chaussées (permissions de voirie directes), soit par le ministre du Développement durable, Département des travaux publics (permissions de voirie ministérielles).
Toute personne physique ou morale projetant de réaliser des aménagements ou travaux en bordure d’une voie ferrée doit demander une permission de voirie dite "CFL".
Certains intermédiaires spécialisés (bureaux, architectes, etc.) offrent également leurs services pour accompagner les demandeurs dans leurs démarches auprès des administrations.
Une autorisation de voirie pour le réseau ferré est requise pour toute construction, plantation ou tous travaux ayant lieu sur une propriété voisine à la voie ferrée, à une distance inférieure à 10 mètres à compter de la limite de la voie.
Tout aménagement, quel qu'il soit, est en revanche interdit à une distance inférieure à 2 mètres de la limite de la voie.
La limite de voie ferrée correspond soit à l'arête du déblai ou du remblai, soit au bord extérieur des fossés. A défaut la limite sera considérée à 1m50 à partir du rail extérieur de la voie.
Les aménagements projetés en dehors de cette distance de 10 mètres ne sont pas soumis à la permission de voirie pour autant qu’ils soient exécutés en respectant les procédures autorisées.
Dans le cas d’aménagements ou installations se situant à l’intérieur des limites, 2 types de permissions de voirie sont possibles :
Avant de demander l’autorisation, le demandeur doit contacter le service régional des ponts et chaussées compétent afin d’obtenir le détail des formalités à accomplir.
Chaque demande pour une permission de voirie doit notamment être accompagnée des documents suivants :
Pour les projets d’envergure susceptibles de générer un trafic "origine-destination" important, il peut être exigé l’établissement d’une étude de trafic. De même pour toute construction exigeant d’importants travaux d’excavation ou de terrassements, des études ou expertises géotechniques peuvent être exigées.
Pour les projets importants ou pour des constructions soumises à des conditions d’intégration particulières tels que des zones d’activité, des lotissements, des résidences, des groupes de maisons et exceptionnellement une maison individuelle, il est possible de faire une demande pour une permission de voirie de principe.
Cette dernière arrête les grandes lignes d’un projet donné telles que l’alignement des constructions ou le type, le nombre, la largeur et l’inclinaison des accès. La permission de principe ne donne pas droit à la réalisation de constructions mais permet d’approfondir et d’affiner les études, particulièrement lorsque plusieurs autorisations sont requises.
A ce stade de la procédure, peuvent être demandées des informations plus détaillées telles qu’une étude de trafic, géotechnique, etc.
La démarche pour une demande de permission de voirie concernant un réseau ferré est identique à la demande de permission de voirie concernant un réseau routier :
Après s’être informé des détails et pièces requises, le requérant doit adresser sa demande de permission de voirie au préposé du service régional des ponts et chaussées compétent.
Dès réception de la demande, un accusé de réception, indiquant le numéro attribué au dossier et le nom de l’agent responsable, est envoyé au requérant.
Un exemplaire de cette demande est également fourni à la Société Nationale des Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL) pour avis.
Les cas échéant, les modifications demandées par les Ponts et Chaussées doivent être apportées au projet.
La permission de voirie ne dispense pas de l’obtention d’autres autorisations requises en vertu d’autres dispositions légales applicables en la matière, notamment en ce qui concerne l’acquisition d’un terrain ou d’un immeuble :
En cas d’obtention d’une permission de principe, la demande de permission définitive doit être introduite dans les 2 ans, faute de quoi la permission de principe perd tous ses effets.
La demande de permission de voirie dite "CFL" est traitée par l’administration compétente dans un délai maximum et généralement constaté de 2 mois.
La validité des permissions de voirie pour les aménagements à caractère définitif est limitée à 2 ans. Endéans ce délai, le bénéficiaire doit avoir commencé et terminé les aménagements et constructions autorisés.
Une prolongation doit être sollicitée dans les 3 mois suivant la date de fin du délai indiqué par ladite permission de voirie dans les cas suivants :
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).