Les entreprises qui rencontrent des difficultés économiques ou des problèmes structurels peuvent recourir, sous certaines conditions, à la préretraite-ajustement afin d’éviter les licenciements en réduisant leur masse salariale et donc leurs coûts fixes.
La préretraite ne doit pas être confondue avec la retraite anticipée qui relève de l’assurance pension tandis que la préretraite, dont la durée est limitée à 3 ans, constitue un instrument de prévention du chômage. A ce titre, elle est donc assimilée à des années d’assurance qui sont comptabilisées pour la pension de vieillesse.
Peuvent solliciter l’admission du personnel de l’entreprise à la préretraite-ajustement :
Pour bénéficier de la préretraite-ajustement, le salarié doit :
Le départ du salarié peut se faire au 1er janvier de l’année au cours de laquelle l’intéressé atteint l’âge de 57 ans.
De même, les salariés âgés de plus de 57 ans au moment de l’admission en préretraite peuvent en bénéficier pendant 3 années entières et même au-delà de 60 ans, si la convention conclue avec leur employeur le prévoit.
La condition d’âge ne s’applique pas aux ouvriers mineurs et aux employés techniques des mines du fond admis à la pension de vieillesse anticipée.
L’entreprise qui souhaite bénéficier de la préretraite-ajustement doit adresser :
La demande doit être accompagnée des informations suivantes :
En cas d’admission à la préretraite, l'employeur doit désaffilier le salarié auprès du Centre commun de la sécurité sociale (CCSS) en indiquant "préretraite" comme motif du départ du salarié.
L’employeur doit avancer l’indemnité de préretraite-ajustement à son salarié.
L’indemnité mensuelle de préretraite perçue par le salarié est calculée sur base du revenu brut moyen des 3 mois précédant immédiatement l’octroi de la préretraite, gratifications et le 13ième mois compris. Elle est plafonnée à 5 fois le salaire social minimum.
L’indemnité est échelonnée sur 3 ans avec une perte annuelle progressive. Elle correspond à :
Après analyse précise de la situation économique et financière de l’entreprise, le secrétariat du comité de conjoncture fixe le taux de participation de l’entreprise au coût de la préretraite.
Ce taux est ensuite approuvé par le Conseil de Gouvernement.
Il se situe en principe entre 30 et 75 % du coût total, charges patronales comprises.
Ce taux peut être inférieur à 30 % dans le cadre de la mise en place et de l’exécution d’un plan de maintien dans l’emploi homologué par le ministre du Travail et de l’Emploi.
Le Fonds pour l’emploi rembourse en principe directement à l’employeur la part des coûts résultant du versement de l’indemnité de préretraite qui ne sont pas à sa charge, y compris les charges patronales afférentes.
En cas de cessation des affaires de l’entreprise, le Fonds pour l’emploi verse l’indemnité directement au salarié, sur demande de celui-ci.
Les conventions de préretraite-ajustement sont généralement conclues pour une période d’une année.
La demande est à réitérer en cas de besoin selon la même procédure que la demande initiale.
Le taux de participation de l‘entreprise peut donc varier selon l’évolution de ses paramètres économiques, financiers et sociaux.