Lorsqu’un commerçant ou une société commerciale ne peut plus avoir recours à des mesures comme la mise sous gestion contrôlée, le sursis de paiement ou le concordat préventif de faillite, afin de réorganiser ses affaires et de continuer son activité, la faillite est la seule et unique solution.
Le commerçant ou la société commerciale doit alors faire aveu de faillite.
Tout commerçant et toute société commerciale qui cesse ses paiements et dont le crédit est ébranlé se trouve en état de faillite et doit en faire l'aveu.
L’aveu de faillite doit émaner :
Pour faire aveu de faillite, le déclarant doit :
C’est le tribunal d’arrondissement siégeant en matière commerciale qui devra apprécier si les conditions précédentes sont réunies avant de déclarer ouverte ou non la faillite.
Le commerçant ou la société commerciale qui se trouve en état de faillite doit en faire l'aveu dans le mois au greffe du tribunal compétent.
Une faillite prononcée par le tribunal sur assignation d'un créancier ou d'office est en principe révélatrice d'un manquement à l'obligation de faire l'aveu de la faillite. Pour cette raison, et pour éviter la mise en cause de la responsabilité personnelle du ou des dirigeants, il est préférable de faire l'aveu, même tardivement, plutôt que de ne rien faire.
L’époque à laquelle la cessation de paiement a eu lieu est déterminée par le tribunal avant la déclaration d’ouverture de la faillite. Elle est limitée aux 6 mois qui précèdent la déclaration de faillite.
Le commerçant doit déclarer sa situation de faillite sur papier libre dans le mois auprès du tribunal d’arrondissement compétent (en fonction de son domicile commercial ou de son siège social).
La déclaration doit contenir :
Le failli doit joindre à son aveu :
Certains documents complémentaires (liste non exhaustive) peuvent également être demandés, notamment :
Pour tout acte d’aveu déposé au greffe, le greffier constate l’état des registres remis par le débiteur et certifie la date de remise au greffe de l’aveu du failli et des pièces y annexées.
Le dossier doit être déposé en double exemplaire et il est conseillé de prendre rendez-vous auprès du greffe du tribunal d’arrondissement compétent.
Sur demande, le greffier remet au failli un récépissé. Toute autre pièce concernant la faillite peut être remise ultérieurement au greffe sans qu’un autre acte de dépôt ne soit nécessaire.
Le jugement sera rendu par le tribunal après avoir entendu le failli.
Si l’aveu de la cessation de paiement n’est pas effectué dans le délai prescrit, s’il ne contient pas les noms de tous les associés solidaires, si le failli n’a pas fourni les renseignements exigés ou s’ils sont inexacts, sa responsabilité pénale risque d’être engagée.