Les activités commerciales, artisanales et industrielles, ainsi que certaines professions libérales sont soumises à une autorisation d’établissement préalable.
Cette autorisation d’établissement est octroyée – endéans une semaine, en cas de présentation d’un dossier complet – à l’entreprise (le professionnel exerçant en nom propre ou la société) si :
Toute personne peut se faire assister par l’Espace entreprises de la Chambre de Commerce, le service "Contact entreprise" de la Chambre des Métiers, ou par le bureau de renseignements du ministère des Classes moyennes pour préparer sa demande d’autorisation.
La demande doit être introduite auprès du département des Classes moyennes soit par courrier, soit par internet.
Lorsque l’activité visée est à caractère industriel, le département des Classes moyennes transmet le dossier au ministère de l’Economie et du Commerce extérieur qui délivre l’autorisation d’établissement.
L’autorisation d’établissement est octroyée à l'entreprise si la personne chargée de la gestion ou de la direction de l'entreprise remplit les conditions légales de qualification et d’honorabilité professionnelles, c’est-à-dire :
Le détenteur de la majorité des parts sociales et les personnes en mesure d’exercer une influence significative sur la gestion ou l’administration de l’entreprise doivent également répondre aux conditions d’honorabilité professionnelle.
Une autorisation d’établissement est requise pour toute personne qui souhaite exercer, en tant qu’indépendant ou sous forme sociétale :
Cas particuliers
Les agents commerciaux indépendants sont soumis à autorisation d’établissement en tant que commerçants. Leurs représentants salariés sont dispensés de toute autorisation spécifique mais doivent exercer leur activité sous la couverture de l’autorisation d’établissement délivrée à leur employeur. Il est dès lors conseillé qu’ils soient munis d’une preuve de l’autorisation de leur employeur et de la preuve de leur engagement.
Les avocats, médecins, vétérinaires ou réviseurs d’entreprises exercent des professions libérales visées par d’autres lois que celle du droit d’établissement.
Les prestations intellectuelles non reprises dans la liste des professions libérales ne sont pas soumises à autorisation d’établissement préalable. Les personnes concernées pourront toutefois demander une autorisation en tant que commerçant afin de pouvoir facturer leurs services.
Les personnes qui vendent leurs propres fabrications (artisanat d’art, produits d’artistes, confitures, miel, etc), des objets récupérés ou des objets qu’ils n’ont pas acquis à des fins commerciales ne sont pas considérées comme des professionnels et sont donc dispensées d’autorisation d’établissement. Elles doivent néanmoins détenir une autorisation d’établissement si elles souhaitent participer aux foires et marchés.
Les entreprises communautaires qui fournissent des prestations de services à titre occasionnel et passager au Luxembourg ne sont pas soumises à autorisation d’établissement. Les artisans et industriels concernés doivent néanmoins procéder à une notification préalable auprès du ministère des Classes moyennes.
Le ressortissant d’un pays tiers à l’Union européenne qui souhaite s’établir comme indépendant au Luxembourg doit joindre son dossier de demande d’autorisation d’établissement à sa demande d’autorisation de séjour pour indépendant. Il adresse ainsi un seul et unique dossier au ministre de l’Immigration qui transfère ensuite le volet autorisation d’établissement au ministère des Classes moyennes.
Le postulant doit répondre aux conditions d’octroi de l’autorisation d’établissement suivantes :
Les professionnels qui exerceront leur activité sous la forme d’une société doivent dresser un projet de statuts (acte constitutif) à joindre à leur demande d’autorisation d’établissement.
Pour justifier que le titulaire de l’autorisation sera bien le dirigeant effectif, les statuts doivent prévoir que le dirigeant aura le pouvoir de signature pour engager seul ou conjointement la société.
Pour pouvoir demander son autorisation par internet sur le Guichet, le demandeur doit être en possession d'un certificat Luxtrust "private" ou "pro" et s'être enregistré sur le Guichet.
Le requérant peut introduire sa demande d'autorisation d'établissement :
En cas de demande d’autorisation d’établissement par internet, le système détermine, en fonction des informations saisies par le demandeur, les pièces à joindre à la demande. Il génère :
Une fois la demande transmise, le demandeur pourra suivre l'état d'avancement de son dossier dans son espace professionnel. Il y trouvera également :
Il pourra alors les compléter, les signer puis les envoyer soit via le Guichet, soit par voie postale.
La demande d'autorisation d'établissement doit être accompagnée des pièces suivantes :
Les pièces requises peuvent être fournies :
Si l’autorisation d’établissement est accordée, le demandeur en est informé par courrier à l’adresse indiquée sur la demande :
L'autorisation d'établissement est délivrée sous la forme d'une carte qui doit être conservée en permanence sur le site d’exploitation et montrée sur demande.
Le numéro de l’autorisation ministérielle doit figurer sur les lettres, courriers électroniques, sites internet, devis, factures et devantures, ainsi que sur les panneaux devant être installés obligatoirement sur tous les chantiers.
L’autorisation perd sa validité :
Le titulaire d’une autorisation d’établissement existante doit demander une nouvelle autorisation en cas de :
Toute modification de la dénomination ou de la forme juridique d'une société commerciale doit être notifiée dans un délai d’un mois au ministère des Classes moyennes qui émettra une nouvelle autorisation.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).