Le régime unique pour ouvriers et employés du secteur privé entrera en vigueur le 1er janvier 2009. Il entraînera notamment la fusion des caisses de maladie et de pension du secteur privé.
L’introduction d’un statut unique pour tous les salariés du secteur privé a des implications, tant au niveau du droit du travail qu’au niveau du droit de la sécurité sociale.
La généralisation de la continuation de la rémunération ("Lohnfortzahlung") constitue l’une des innovations majeures de l’introduction d’un statut unique pour tous les salariés du secteur privé. L’employeur continue à rémunérer le salarié en incapacité de travail pour raison de maladie ou d’accident de travail jusqu’à la fin du mois au cours duquel survient le 77e jour de maladie sur une période de référence de 12 mois. Cette solution permet d’atteindre en moyenne une durée de continuation de la rémunération de 13 semaines.
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Exemples :
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L'employeur tiendra donc, pour chaque salarié, un décompte du nombre de jours de maladie survenus chaque mois au cours des 12 mois précédents.
Le Centre commun de la sécurité sociale informera l'employeur lorsque la continuation de la rémunération devra prendre fin ou lorsqu'elle reviendra à la charge de l'employeur.
Pendant toute la durée de la continuation de la rémunération ("Lohnfortzahlung"), les employeurs bénéficieront d'un remboursement de 80 % des rémunérations payées à leurs salariés.
Pour financer cette prise en charge, chaque employeur cotisera obligatoirement à la Mutualité des employeurs.
Sont toutefois exemptés de cotisations :
Le taux de cotisation sera fonction du taux d'absentéisme des salariés de l'entreprise.
Les indépendants et les professions libérales peuvent cotiser sur une base facultative pour couvrir ce risque à leur propre égard.
Le salarié qui est licencié par l’employeur a droit à une indemnité de départ dont le montant est échelonné suivant le nombre des années de service continu auprès du même employeur. Conséquence logique de la convergence des statuts "ouvrier" et "employé privé", les indemnités de départ des ouvriers sont adaptées à celles des employés privés pour les anciennetés de service continu de 20 années au moins. Dorénavant, tous les salariés du secteur privé auront donc droit à la même indemnité de départ.
En cas de décès du salarié, son conjoint/partenaire bénéficiera d’un trimestre de rémunération à charge de l’employeur. Le trimestre de faveur qui jusqu’à présent était réservé aux seuls employés privés sera appliqué à tous les salariés.
Les bénéficiaires sont :
L’employeur aura le montant de la pension de survie pour le mois de la survenance et les 3 mois subséquents en compensation de son paiement du trimestre de faveur.
Le principe de l’unicité des conventions collectives de travail (CCT) reste en vigueur, c’est-à-dire une CCT par entreprise ou par secteur.
Les heures supplémentaires sont évaluées à raison d’une heure majorée d’une demi-heure de temps libre rémunéré par heure supplémentaire prestée et :
Cette réglementation ne s’applique pas aux salariés ayant la qualité de cadres supérieurs.
Il faut distinguer 2 hypothèses différentes :
L’introduction du statut unique ne peut avoir pour effet une généralisation des régimes complémentaires de pensions.
Les salariés remplissant le mandat de membre :
ont droit à un congé spécial pour remplir leur mandat. Ils avisent leur employeur chaque fois qu’ils sont appelés à l’exercice de leur mandat.
L’introduction du statut unique, entraînant un regroupement qui dépasse les clivages socioprofessionnels, rendra redondante l’affiliation à des organismes de sécurité sociale distincts et permettra ainsi à l’organisation administrative de la sécurité sociale de s’aligner, voire de se regrouper.
La fusion de l’Union des caisses de maladie (UCM), et des 6 caisses de maladie du secteur privé (CMO, CMOA, CMEP, CMEA, CMA et CMPI) a conduit à la création d’un organisme central, la Caisse nationale de santé (CNS). Son siège est établi au 125, route d'Esch, à Luxembourg. La CNS compte également 18 antennes régionales.
La fusion des 4 caisses de pension du régime général, à savoir l'Etablissement d'Assurance contre la Vieillesse et l'Invalidité, la Caisse de Pension des Employés Privés, la Caisse de Pension des Artisans, des Commerçants et Industriels et la Caisse de Pension Agricole, a conduit à la création de la Caisse nationale d'assurance pension (CNAP).
La nouvelle Chambre des salariés remplacera désormais la Chambre des employés privés et la Chambre de travail.