Le 1er janvier prochain se réalisera l’introduction du statut unique pour les salariés du secteur privé. Cette réforme sociale majeure, proposée dans le cadre de la réunion tripartite du 19 avril 2006 et votée par la Chambre des Députés en date du 29 avril 2008, est le fruit d’une volonté commune du Gouvernement et des partenaires sociaux de faire bénéficier les actuels employés et ouvriers des mêmes dispositions en matière de droit du travail et de sécurité sociale. Elle apporte une égalité devant la loi de tous les salariés du secteur privé en supprimant en droit du travail la différenciation entre employés privés et ouvriers.
L’introduction du statut unique, pilotée par les Ministres de la Sécurité sociale, Mars di Bartolomeo, et du Travail et de l’Emploi, François Biltgen, démontre le dynamisme du modèle social luxembourgeois, prêt à se moderniser et à s’adapter aux nouveaux besoins.
Pour les salariés, la généralisation de la continuation de la rémunération (Lohnfortzahlung) en cas de maladie et la création d’agences multifonctionnelles au service des assurés constituent un progrès indéniable.
Pour les employeurs, différentes mesures de compensation financières, ainsi que des mesures concrètes de lutte contre les abus et l’absentéisme relèvent d’une importance primordiale.
Le statut unique apporte un avantage compétitif à l’économie du pays en abaissant le niveau général des cotisations sociales. Il conduit également à la création d’une seule chambre professionnelle des salariés du secteur privé et vers une composition unique des assesseurs salariés auprès du tribunal du travail. En outre, l’application de cette nouvelle législation va engendrer une simplification administrative aussi bien pour les employeurs que pour les différentes institutions de sécurité sociale.
La fusion des caisses de maladie et celle des caisses de pension permettra d’abolir maints doubles emplois et lourdeurs administratives et va mener, après une phase de transition, à une modernisation et une efficacité accrue de la gestion administrative. Les structures de gouvernance et de gestion des différentes institutions de sécurité sociale vont être adaptées en harmonisant et en clarifiant le fonctionnement des organes décisionnels, en renforçant le rôle des partenaires sociaux et en introduisant une méthodologie commune de gestion des risques et d’assurance qualité.
Actuellement, les travaux de mise en œuvre des différentes mesures sont en phase de réalisation concrète, voire sont en large partie déjà terminés :
Abstraction faite d’effets de transition et de rodage, somme toute normaux pour une réforme d’une telle envergure, tout semble être prêt pour assumer les changements prévus pour le 1er janvier 2009.
(Source : ministère de la Sécurité sociale)