La préretraite-ajustement est une mesure sociale à laquelle peuvent recourir les employeurs en cas de fermeture de l'entreprise ou pour éviter des licenciements résultant de la suppression d’emplois engendrée par la restructuration de l’entreprise ou de la transformation d’emplois consécutive à des mutations technologiques.
La loi autorise l’extension du bénéfice de la préretraite-ajustement aux entreprises déclarées en état de faillite, aux entreprises placées sous gestion contrôlée et aux sociétés en voie de liquidation judiciaire.
Cette disposition permet de prévenir le chômage en procédant notamment à un réajustement de la structure d'âge des effectifs par des embauches nouvelles ayant pour objet de compenser, en tout ou partie, les départs à la préretraite.
La préretraite ne doit pas être confondue avec la pension de vieillesse anticipée : la pension de vieillesse relève de l’assurance pension tandis que la préretraite, dont la durée est limitée à 3 ans, constitue un instrument de prévention du chômage. A ce titre, elle est donc assimilée à des années d’assurance qui sont comptabilisées pour la pension de vieillesse.
Sous certaines conditions, en cas de fermeture de l’entreprise ou pour éviter des licenciements résultant de la suppression d’emplois engendrés par la restructuration de l’entreprise ou de la transformation d’emplois consécutive à des mutations technologiques, l’employeur peut solliciter l’admission de son personnel à la préretraite-ajustement par une convention conclue avec le ministre ayant l’Emploi dans ses attributions.
La préretraite-ajustement est donc réservée aux salariés d’une entreprise qui a été admise au bénéfice de la préretraite-ajustement dans le cadre d’une convention conclue entre l’employeur et le ministre du Travail et de l'Emploi, après consultation du Comité de conjoncture.
Pour de plus amples informations, contacter le ministère du Travail et de l'Emploi - Service en charge de la préretraite au : 247-86115 (tél : seulement le matin) / 247-86325 (fax).
L'employeur sollicitant l'admission de son personnel à la préretraite-ajustement est tenu de présenter la demande au ministère du Travail et de l'Emploi au plus tard une quinzaine de jours avant la réunion du Comité de conjoncture. Le secrétariat du Comité de conjoncture est appelé à procéder à une enquête en vue de vérifier si les salariés concernés par la demande en préretraite remplissent effectivement les conditions requises. Une copie de la demande peut être directement adressée au secrétariat du Comité de conjoncture.
Les demandes individuelles d'admission à la préretraite-ajustement après la conclusion de la convention précitée, sont à introduire, de préférence, avant le départ prévu.
Pour bénéficier de la préretraite-ajustement, le salarié doit :
La préretraite-ajustement est une mesure destinée au personnel des entreprises qui font l’objet d’une fermeture ou d’une restructuration engendrant la suppression d’emplois ou dans lesquels a lieu une transformation d’emplois consécutive à des mutations technologiques. Elle s’applique également aux entreprises en état de faillite ou placées sous gestion contrôlée, ainsi qu’aux sociétés en voie de liquidation judiciaire.
Les entreprises formulant une demande de préretraite-ajustement, font l’objet d’une enquête de la part du secrétariat du Comité de conjoncture. Le secrétariat vérifie, tout d’abord, si les salariés concernés par la demande remplissent effectivement les conditions requises.
Une analyse de la situation financière de la société, ainsi que sa situation sur le marché est effectuée. Sur base de ces données, le secrétariat du Comité de conjoncture propose le taux de participation de la société requérante au coût de la préretraite.
L’indemnité mensuelle de préretraite est calculée sur base de la rémunération mensuelle brute effectivement touchée par le salarié au cours des 3 mois précédant immédiatement la période d’indemnisation. L’indemnité de préretraite doit être calculée sur base d’une période de référence de 12 mois pour la partie variable de la rémunération lorsque ce mode de calcul est plus favorable pour le salarié. Doivent être comprises dans la rémunération de référence servant au calcul de l’indemnité mensuelle de préretraite, les indemnités pécuniaires de maladie ainsi que les primes et suppléments courants, à l’exclusion toutefois des rémunérations pour heures supplémentaires et de toutes indemnités pour frais accessoires exposés.
La gratification et le 13e mois sont mis en compte à raison d’un douzième par mois.
L’indemnité de préretraite ne peut être supérieure au montant mensuel du plafond de cotisable de l’assurance pension (qui s’élève à hauteur de 5 fois le salaire social minimum).
Toutefois, pour les salarié qui ont fait l’objet d’un licenciement collectif, d’un licenciement pour des motifs non inhérents à leur personne ou d’une cessation de la relation de travail en cas de faillite de l’employeur, et qui viennent à remplir les conditions d’admission à la préretraite au cours des périodes d’indemnisation au titre du chômage complet, l’indemnité mensuelle de préretraite est égale au montant de l’indemnité de chômage complet telle que fixée par la loi.
Pour les salariés qui par dérogation sont admis au bénéfice de la préretraite-ajustement à partir du 1er janvier de la troisième année précédant celle au cours de laquelle le salarié vient à remplir les conditions d’ouverture du droit soit à une pension de vieillesse, soit à une pension de vieillesse anticipée, l’indemnité mensuelle de préretraite est calculée sur base de la rémunération mensuelle brute à laquelle le salarié a droit pour le mois au cours duquel il vient à remplir les conditions d’admission à la préretraite conformément au premier alinéa de l’article L. 582-2 du Code du travail.
La durée de la préretraite ne pouvant excéder 3 ans, le versement s’échelonne sur cette période avec une perte annuelle progressive. Ainsi, l’indemnité équivaut à :
L’indemnité de préretraite doit être adaptée aux variations du coût de la vie conformément aux dispositions de l’article 11, paragraphe (1) de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l’Etat.
Le Fonds pour l’emploi rembourse en principe à l’employeur l’intégralité des charges résultant du versement de l’indemnité de préretraite, y compris la part patronale des charges sociales afférentes à cette indemnité.
Toutefois une entreprise jugée par le Gouvernement, sur avis obligatoire du Comité de conjoncture, en situation économique et financière équilibrée, est tenue de participer aux charges résultant du versement de l’indemnité de préretraite.
Le taux de participation se situe en principe entre 30 et 75 % de l’indemnité de préretraite, y compris la part patronale des charges sociales afférentes à cette indemnité. Ce taux ne pourra être inférieur à 30 % que dans le cadre de l’exécution d’un plan de maintien dans l’emploi homologué par le ministre ayant l’Emploi dans ses attributions.
Pour ce type de préretraite, le départ du salarié peut se faire au plus tôt au 1er janvier de de la troisième année de calendrier précédant celle au cours de laquelle le salarié vient à remplir les conditions d’ouverture du droit soit à une pension de vieillesse, soit à une pension de vieillesse anticipée.
De même, l’entreprise peut être autorisée par la convention conclue avec le ministre ayant l’Emploi dans ses attributions à admettre au bénéfice de la préretraite-ajustement également les salariés qui, au moment de la conclusion de la convention ou au cours des 3 années subséquentes, remplissent les conditions de stage pour avoir droit à la pension de vieillesse anticipée à partir de l’âge de 60 ans, sans que la période d’indemnisation ne puisse dépasser 3 années.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).