Le salarié licencié pour motifs fondés sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise peut faire valoir auprès de son ancien employeur son droit d’être recruté en priorité par ce dernier dans l’hypothèse où l’entreprise engagerait à nouveau du personnel ayant son niveau de qualification.
La salariée qui, à la fin de son congé de maternité, a démissionné en vue de se consacrer entièrement à l’éducation de son enfant, peut également faire valoir auprès de son ancien employeur une priorité de réembauchage pendant un an à compter de l’expiration de son congé de maternité pour des emplois correspondant à sa qualification
Peuvent seuls faire valoir leur priorité de réembauchage :
Les apprentis, les salariés licenciés avec préavis pour motif personnel, les salariés licenciés avec effet immédiat pour faute grave, les salariées ayant donné leur démission à l’expiration de leur congé de maternité pour une autre raison que celle de s’occuper de leur enfant ou les salariés dont le contrat à durée déterminée (CDD) n’a pas été renouvelé ne peuvent pas bénéficier de cette mesure.
La demande de priorité de réembauchage doit être effectuée dans les deux cas de figure précités dans le délai d’un an :
En revanche, la priorité de réembauchage qui va jouer de manière illimitée dans le temps pour le salarié licencié pour motifs économiques ne joue que durant une période d’un an pour la salariée ayant donné sa démission à l’expiration de son congé maternité en vue de s’occuper de son enfant. Par conséquent, l’employeur ne sera pas tenu d’informer la salariée démissionnaire d’un emploi correspondant à ses qualifications si cet emploi n’est disponible que plus d’un an après la demande de priorité de réembauchage.
Il doit ressortir clairement de cette demande que le salarié invoque son droit d’être réembauché prioritairement, en mentionnant par exemple les articles de loi servant de base à la requête : l’article L.125-9 du Code du Travail pour le salarié licencié pour motifs économiques et l’article L.332-4 du Code du Travail pour la salariée ayant donné sa démission en vue d’élever son enfant.
Le ou la salarié(e) qui souhaite faire valoir sa priorité de réembauchage doit adresser une demande écrite à l’ancien employeur.
Cette demande doit être faite par la salariée ayant donné sa démission suite à son congé de maternité par courrier recommandé avec accusé de réception (sur papier libre). Cependant, une demande par courrier recommandé (sans accusé de réception) constitue selon la jurisprudence une simple irrégularité formelle au regard de la preuve que l’employeur a bien reçu la demande de la salariée.
Concernant le salarié licencié pour motifs économiques, il serait judicieux de procéder également à un envoi en recommandé avec accusé de réception afin d’éviter toute contestation quant à la réception dudit courrier par la suite.
Le cas échéant, l’employeur est tenu d’informer le salarié de tout emploi devenu disponible dans son niveau de qualification. La forme reste la même pour les propositions faites par l’employeur, ainsi que pour les refus de ces offres par le salarié (à savoir obligatoirement par courrier recommandé avec accusé de réception pour la salariée démissionnaire à l’issue de son congé de maternité).
Le salarié est libre d’accepter ou de refuser l’offre de réembauchage proposée par l’employeur. En cas d’acceptation, un nouveau contrat de travail est conclu entre les parties.
En cas de réemploi de la salariée démissionnaire après son congé de maternité, celle-ci doit bénéficier de tous les avantages qu’elle avait au moment de son départ.L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).