Suite à la résiliation du contrat de travail, le salarié peut avoir droit au versement de différentes indemnités (indemnité pour résiliation abusive du contrat de travail ou indemnité de départ convenue dans le cadre d’un plan social, indemnité de départ légale dans le cadre d’un licenciement avec préavis, etc.). Ces indemnités sont exemptes de l’impôt sur le revenu sous certaines conditions.
Sont exonérées d’impôt sur le revenu les indemnités suivantes :
Seule l’indemnité de départ légale ou conventionnelle (a) est totalement exonérée d’impôts.
Toutes les autres indemnités ci-dessus énoncées ne sont exemptées au total que jusqu’à concurrence d’un montant qui s’élève à 12 fois le salaire social minimum pour travailleurs non qualifiés.
En cas de fractionnement de l’indemnité sur plusieurs années, le salaire social mensuel minimum est celui applicable au 1er janvier de l’année d’imposition du premier versement de ladite indemnité.
Sont exclues de cette mesure d’exemption, les indemnités sous a), b), c) et d) versées aux personnes ayant droit soit à une pension de vieillesse, soit à une pension de vieillesse anticipée.
Pour les salariés, âgés au moment du départ ou du licenciement de 60 ans ou plus, qui n’ont pas droit ni à une pension de vieillesse, ni à une pension de vieillesse anticipée et qui ont touché normalement par année d’imposition un salaire dont le revenu imposable dépasse 150 % du montant de la limite générale d’imposition par voie d’assiette des salariés et des pensionnés, les indemnités sous a), b), c) et d) ne sont exemptées que jusqu’à concurrence d’un montant s’élevant à 4 fois le salaire social mensuel minimum pour travailleurs non qualifiés.
En fonction de l’indemnité concernée, l’exonération d’impôt sur le revenu peut être accordée selon les modalités suivantes :
En réponse à cette requête, le bureau de la section de la retenue d’impôt émet un avis dans lequel il détermine le montant exact défiscalisé qui reviendra au bénéficiaire, en fonction des différents plafonds.
Il importe également de noter que dans la pratique, les communications avec l’Administration des contributions directes peuvent se faire par voie électronique.
Tout salarié licencié avec préavis a droit à une indemnité de départ (prévue par le Code du travail), dès lors qu’il justifie d’une ancienneté de service d’au moins 5 ans dans l’entreprise et qu’il ne peut faire valoir ses droits à une pension de vieillesse normale. Par contre, le salarié qui peut faire valoir ses droits à une pension de vieillesse anticipée a droit à une indemnité de départ.
Le salarié qui a sollicité et obtenu l’octroi de l’indemnité de préretraite ne peut prétendre à l’octroi de l’indemnité de départ.
Toute convention collective peut prévoir des conditions d’attribution et des montants de l’indemnité de départ plus favorables aux salariés que le Code du travail.
Pour calculer cette indemnité, il faut prendre en compte l’ancienneté du salarié à la date de l’expiration du délai de préavis, peu importe si le salarié preste son préavis ou s’il est dispensé de travailler pendant ce dernier.
Pour les entreprises de moins de 20 salariés, l’employeur dispose de l’option suivante :
L’employeur doit exprimer son choix dans la lettre de licenciement.
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Ancienneté de service du salarié |
Indemnité de départ |
Délai de préavis prolongé |
|---|---|---|
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moins de 5 ans |
pas d'indemnités |
pas d'indemnités |
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entre 5 ans et moins de 10 ans |
1 mois |
5 mois |
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entre 10 ans et moins de 15 ans |
2 mois |
8 mois |
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entre 15 ans et moins de 20 ans |
3 mois |
9 mois |
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entre 20 ans et moins de 25 ans |
6 mois |
12 mois |
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entre 25 ans et moins de 30 ans |
9 mois |
15 mois |
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à partir de 30 ans et plus |
12 mois |
18 mois |
L’indemnité de départ est calculée sur base des salaires ou traitements bruts effectivement versés au salarié pour les 12 derniers mois qui précèdent immédiatement celui de la notification de la résiliation du contrat de travail.
Sont compris dans les salaires servant au calcul de l’indemnité de départ, les indemnités pécuniaires de maladie ainsi que les primes et suppléments courants, à l’exclusion des salaires pour heures supplémentaires, des gratifications et de toutes indemnités pour frais accessoires exposés.