Le salarié a le droit de démissionner, c’est-à-dire de prendre l'initiative de résilier son contrat de travail. La rupture du contrat de travail doit résulter de la manifestation d'une volonté sérieuse et non équivoque de la part du salarié.
La démission avec préavis est un acte unilatéral, soumis à certaines règles de forme et qui doit respecter, le cas échéant, des délais de préavis.
Peuvent résilier leur contrat de travail avec un délai de préavis :
Les salariés sous contrat à durée déterminée (CDD) ne peuvent démissionner, une fois la période d’essai éventuellement convenue expirée, qu’en cas de faute grave de l’employeur.
La fin du contrat d’apprentissage est soumise à des disposition légales et à des modalités spécifiques à ce type de contrat.
Hormis le cas de faute grave de l'employeur, le salarié qui décide de démissionner doit notifier la résiliation de son contrat de travail à son employeur en respectant un certain délai de préavis.
Pour le salarié sous CDI, le délai de préavis dépend de son ancienneté dans l’entreprise.
Le délai de préavis correspond à :
Le salarié ne peut pas démissionner pendant les 15 premiers jours de la période d’essai sauf en cas de faute grave commise par l’employeur. Au-delà de ces 15 jours, le contrat de travail peut être rompu à tout moment.
Pour le salarié en période d’essai, le délai de préavis est calculé par rapport à la durée de la période d'essai. La période d’essai n’excédant pas un mois doit être exprimée en semaines entières. La période d’essai dépassant un mois doit être exprimée en mois entiers.
Lorsque la période d’essai est libellée :
Le contrat de travail peut prévoir un délai de préavis plus long pour la résiliation du contrat à l'essai par l'employeur. En revanche, le contrat de travail ne peut pas prévoir un préavis de démission plus long que le délai prévu par le Code du travail.
Pendant la période d’essai, le délai de préavis, qui est calculé en jours de calendrier, commence à courir dès le lendemain de la notification de la résiliation du contrat à l’essai et non pas comme en matière de résiliation avec préavis d’un CDI le 1er ou le 15e jour du mois.
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Durée de la période d'essai |
Délai de préavis (jours calendrier) |
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2 semaines |
impossibilité de résiliation |
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3 semaines |
3 jours |
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4 semaines |
4 jours |
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2 mois |
15 jours |
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3 mois |
15 jours |
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4 mois |
16 jours |
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5 mois |
20 jours |
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6 mois |
24 jours |
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7 mois |
28 jours |
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8 à 12 mois |
1 mois |
La volonté de démissionner doit se manifester de manière claire et non équivoque et doit être exprimée d’une manière réfléchie. De ce fait, la jurisprudence ne reconnaît généralement pas une démission orale. De même, les démissions forcées ne sont pas considérées comme une résiliation du contrat de travail à l'initiative du salarié.
Pour notifier sa démission à l’employeur, le salarié peut choisir entre soit :
La notification de la démission d’un salarié sous une autre forme n’est pas pour autant considérée d’office comme irrégulière et peut rester juridiquement valable. Toutefois, si le salarié revient par la suite à son poste de travail, sa démission sera considérée comme équivoque.
Contrairement au licenciement pour lequel l’employeur est tenu de se justifier, une démission n’a jamais besoin d’être motivée, le salarié étant libre de quitter l’entreprise.
Une fois notifiée, la démission présente un caractère irrévocable à moins que l’employeur n’accepte une éventuelle rétractation.
Le préavis commence :
En cas de résiliation du contrat à l'essai, le délai de préavis commence à courir dès le lendemain de la notification de la résiliation du contrat à l'essai.
Une règle doit cependant être prise en compte : le préavis doit débuter pendant la période d'essai et se terminer au plus tard le dernier jour de l’essai. A défaut, le contrat de travail est requalifié en contrat de travail à durée indéterminée.
Exemple : si la période d’essai court jusqu’au 31 mars, le délai de préavis de 24 jours doit expirer au plus tard le 31 mars.
Si la durée restante de la période d'essai ne permet pas de respecter le délai de préavis, le salarié devra suivre les règles applicables à la résiliation du contrat de travail à durée indéterminée (CDI).
Une salariée qui décide d'élever son enfant après son congé de maternité, peut s'abstenir de reprendre son travail et ce sans avoir à respecter un quelconque délai de préavis.
La démission sans préavis est toutefois uniquement prévue en faveur des femmes qui décident d’abandonner leur travail pour se consacrer pleinement à l’éducation de leur enfant. Cette disposition ne s’applique pas aux femmes qui, à la fin de leur congé de maternité, veulent changer d’employeur.
Jusqu’à la fin du préavis, le contrat de travail continue à produire tous ses effets de sorte que les droits et obligations aussi bien du salarié que de l’employeur sont maintenus.
Les fautes commises par le salarié ou l’employeur pendant la période de préavis sont sanctionnées de la même manière que celles commises avant la notification de la résiliation. La résiliation immédiate du contrat de travail en raison d’une faute grave commise par l’une des parties demeure donc possible pendant la durée du préavis.
Pendant la période de préavis, le salarié ne peut pas être obligé de prendre le reste de son congé légal. Il peut prendre ses congés restants en accord avec son employeur mais ce dernier ne peut l’y contraindre.
L’employeur peut cependant refuser au salarié le congé demandé si les besoins de service le justifient. Le cas échéant, le congé dû mais non encore pris à la fin de la période de préavis est payé au salarié à la fin du préavis sous forme d'indemnité compensatoire pour jours de congé non pris, tout comme le cas échéant, le prorata du 13e mois / gratification.
Le délai de préavis étant un délai fixe, son échéance n’est pas prolongée en cas de maladie du salarié. Le préavis s'arrête donc à la date initialement prévue, même si le salarié est malade pendant toute la durée du préavis.
Etant démissionnaire, le salarié ne peut prétendre ni à une indemnité de départ (même s’il a travaillé depuis plus de 5 ans pour un même employeur), ni aux indemnités de chômage (la démission étant considérée comme une perte volontaire de l’emploi).
Le salarié qui décide dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée de démissionner de ses fonctions sans respecter le délai de préavis auquel il est tenu et alors qu'il ne peut reprocher de faute grave à l'employeur, peut être condamné à payer une indemnité à son employeur, appelée "indemnité compensatoire de préavis". Celle-ci correspond au salaire dû pour la partie du préavis durant laquelle le salarié n’a pas rempli ses obligations professionnelles.
Au vu des dernières jurisprudences en la matière, cette sanction s’appliquerait également lorsque le salarié résilie le contrat à l’essai sans respecter le délai de préavis légal.
On distingue 2 hypothèses :
Exemple :
Ancien salaire = 150 euros
Nouveau salaire = 100 euros
Ces dispositions s’appliquent jusqu’au 16 août 2012.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
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