En cas de cessation involontaire des relations d’emploi, le travailleur sans emploi a droit, sous certaines conditions, à l’octroi d’une indemnité de chômage afin de compenser la perte de la source essentielle ou unique de revenus. De ce fait, la personne concernée ayant travaillé au Luxembourg mais résidant à l’étranger devient un chômeur indemnisé dans son pays de résidence.
Le "travailleur frontalier" désigne tout travailleur qui exerce son activité professionnelle sur le territoire d'un Etat membre et réside sur le territoire d'un autre Etat membre, où il retourne en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine.
Sous réserve de remplir les conditions d’admission aux prestations de chômage, les travailleurs frontaliers ayant perdu leur emploi de façon involontaire au Luxembourg sont susceptibles de bénéficier des indemnités de chômage, perçus par les organismes compétents dans leur pays de résidence.
La demande en obtention des indemnités de chômage pour les frontaliers fait suite à l’inscription comme demandeur d’emploi auprès de l’organisme compétent dans leur pays de résidence.
Les travailleurs frontaliers occupés précédemment dans un emploi au Luxembourg et qui se retrouvent au chômage ne peuvent pas obtenir de prestations de chômage au Luxembourg. Par conséquent, ils doivent se mettre en contact avec les organismes compétents dans leur pays de résidence. En revanche, les travailleurs frontaliers qui le désirent peuvent, -en dehors de leur inscription en tant que demandeur d'emploi dans leur pays de résidence-, déposer également leur curriculum vitae à l'Agence pour le développement de l'emploi (ADEM). En vue d'activer leurs recherches d'offres d'emploi appropriées, ils peuvent consulter, lors de leur passage à l'ADEM, des bornes installées dans l'espace rez-de-chaussée. Un dossier leur est ouvert dans l'application informatique.
Le travailleur frontalier au chômage complet bénéficie des prestations de chômage selon la législation de l’Etat de résidence, sans distinction liée à la localisation de son dernier emploi, et selon les barèmes de cet Etat de résidence.
Exemple : l’ancien travailleur frontalier au Luxembourg, résidant en France, percevra ses allocations de chômage de l’organisme compétent français.
Pour bénéficier des prestations de chômage dans son pays de résidence, le travailleur frontalier au chômage doit :
Les derniers revenus luxembourgeois servent de base de calcul au montant des prestations. La législation de l’Etat de résidence détermine ensuite le pourcentage des indemnités qui seront versées, ainsi que la durée de versement.
Le travailleur frontalier au chômage complet bénéficie des prestations en nature et en espèces selon la législation de son Etat de résidence comme s'il avait été soumis à cette législation au cours de son dernier emploi.
Exemple : le travailleur frontalier au chômage complet, résidant en Allemagne, a droit aux prestations en Allemagne.
Le travailleur indépendant frontalier (dont l’unique activité basée au Luxembourg a dû cesser) n’a pas les mêmes droits que le travailleur indépendant résident. En cas de cessation d’activité, il doit s’adresser à l’institution compétente dans son pays de résidence.
La couverture sociale (assurance maladie, assurance accidents, etc.) des travailleurs indépendants, régulée par la législation luxembourgeoise, est la seule disposition sociale qui soit applicable aux indépendants frontaliers si leur activité est exclusivement exercée sur le territoire luxembourgeois.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).