Le salarié qui, pour différents motifs, se retrouve reclassé au Luxembourg dans un emploi moins bien rémunéré que le précédent, peut bénéficier de l'aide au réemploi ayant pour but de lui garantir une rémunération égale à 90 % de sa rémunération antérieure, pendant les 48 premiers mois continus du reclassement.
Peuvent prétendre à l’aide au réemploi, les salariés résidents et frontaliers, affiliés au Luxembourg et reclassés dans un emploi au Luxembourg comportant un niveau de rémunération inférieur à la rémunération antérieure.
Le nouveau contrat de travail doit remplir l’une des conditions suivantes :
La demande doit être introduite par le salarié, sous peine de forclusion, dans les 6 mois qui suivent son reclassement.
L’aide au réemploi est accordée au :
Le salarié (ou la délégation du personnel) qui souhaite bénéficier de l'aide au réemploi doit demander l'éligibilité de son ancien employeur auprès du ministère du Travail et de l'Emploi, sauf s'il est victime d'une faillite ou s'il est chômeur indemnisé.
Il doit remplir et renvoyer le formulaire de demande d'octroi de l'aide au réemploi. Le formulaire est également téléchargeable sur le site de l’Agence pour le développement de l’emploi (ADEM). La décision d'attribution de l'aide sera prise par le directeur de l'ADEM.
Si la demande d’aide au réemploi a déjà été accordée, le salarié doit remplir et envoyer une déclaration mensuelle pour la demande de l’aide au réemploi. Cette déclaration est également téléchargeable sur le site de l'ADEM.
Selon la situation antérieure du salarié concerné (touché par un licenciement économique, collectif ou par la faillite de l’employeur, etc.), une partie du formulaire (Formulaire 2) est à remplir par le dernier employeur. Dans tous les cas, une copie du contrat de travail et des fiches de salaire sont à joindre.
Le salarié frontalier doit quant à lui ajouter à sa demande (s’il est chômeur indemnisé), une copie du certificat de travail E301 ainsi qu’une attestation de l’organisme compétent dans son pays de résidence donnant référence de la durée de la période de chômage indemnisé et du montant de l’indemnité qu’il a touché en tant que chômeur.
Le montant de l'aide est calculé de manière à ce que le salarié perçoive, dans le cadre de son nouvel emploi, une rémunération globale à 90 % de sa rémunération antérieure. Le salarié percevra donc la différence entre sa nouvelle rémunération et 90 % de son ancienne rémunération.
Au cas où le salarié se trouve reclassé dans un emploi comportant une durée de travail hebdomadaire inférieure à la durée de travail hebdomadaire pendant laquelle il a régulièrement été occupé dans l'emploi qu'il a quitté, l'aide au réemploi est réduite proportionnellement à la durée de travail.
Pour le chômeur indemnisé, la rémunération perçue avant le reclassement est calculée sur base de la rémunération brute ayant servi au calcul de son indemnités brute de chômage complet.
Pour les autres salariés, la rémunération perçue avant le reclassement est calculée sur base de la rémunération mensuelle brute effectivement touchée par le travailleur au cours des 6 mois précédant immédiatement son licenciement ou son reclassement.
Sont compris dans le calcul de la rémunération antérieure :
Sont exclues de cette rémunération :
Dans tous les cas, pour le calcul de l'aide au réemploi, l'ancien salaire du requérant est plafonné à un maximum de 350 % du salaire social minimum pour travailleurs non qualifiés.
La nouvelle rémunération est prise en compte dans son intégralité (rémunération des heures supplémentaires, augmentations de salaire, etc.).
En cas de reclassement dans un emploi moins bien payé, l’aide au réemploi permet de garantir une prise en charge de la différence de salaire (rémunération égale à 90 % de la rémunération antérieure) pendant les 48 premiers mois suivant la date du reclassement (la période de référence). L'aide au réemploi est payée mensuellement et elle n'est attribuée que pendant une période continue, des interruptions n’étant pas possibles, et ce même si la durée pendant laquelle le salarié a bénéficié de cette mesure n’atteint pas les 48 mois.
Les versements de l'aide au réemploi sont notamment arrêtés :
En cas de reprise d'une activité salariale, les versements reprennent dans la limite des 48 premiers mois continus suivant le reclassement.
En cas de changement d’employeur, le salarié peut continuer à bénéficier de l’aide au réemploi dans la limite des 48 premiers mois continus suivant le reclassement.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).