Le taux normal pour les acquisitions à titre onéreux (c'est-à-dire moyennant paiement) d’une propriété immobilière (maison, appartement, terrain à bâtir) s’élève à 7 %, dont 6 % pour les droits d’enregistrement et 1 % pour les droits de transcription.
Afin de diminuer les frais accessoires à l’acquisition d’un logement, le gouvernement a introduit un abattement, appelé crédit d’impôt, sur les droits d’enregistrement et de transcription pour toutes les personnes désireuses d’acquérir un immeuble (et certaines dépendances bâties) à des fins d’habitation personnelle.
Ce crédit d’impôt est limité à 20.000 euros par acquéreur. Pour un couple, ce montant est doublé dès lors que le crédit d'impôt s'applique à chaque acquéreur individuellement. Le crédit d'impôt peut être utilisé au fur et à mesure, pour d'autres acquisitions, jusqu'à épuisement.
L’Administration de l’enregistrement et des domaines percevra dans tous les cas un montant minimal de 100 euros à titre de droit d’enregistrement.
Cette démarche s’adresse à toute personne qui veut acquérir une propriété immobilière à des fins d’habitation personnelle et qui, au moment de la passation de l’acte notarié, est :
Dans tous les cas de figure susvisés, l’acquéreur doit occuper effectivement et personnellement le bien acquis dans un délai de 2 ans à compter de la date de l’acte notarié d’acquisition. Ce délai est fixé à 4 ans en cas d’acquisition d’un terrain à bâtir ou d’un immeuble en voie de construction. En outre, l’acquéreur s’engage à occuper l’immeuble effectivement et personnellement pendant une période ininterrompue de 2 ans au moins sauf cas de force majeure (divorce, vente forcée de l’immeuble, etc.).
Dans le cas du non résident, le crédit d’impôt ne sera octroyé qu’au moment où le demandeur peut présenter un certificat de résidence.
Aucune condition de fortune, de valeur de l’immeuble, de revenu cadastral, de revenus des acquéreurs n’est prise en considération.
Cette réduction fiscale peut être accordée en cas d'acquisition d'un immeuble effectuée par :
En ce qui concerne la nature du logement destiné à servir d’habitation, la législation prévoit d’accorder la réduction fiscale :
La demande pour bénéficier du crédit d'impôt se fait par le notaire lors de la passation de l’acte notarié, à la condition que ce dernier contienne :
L'acquéreur doit effectivement et personnellement occuper le logement dans un délai de 2 ans à compter de la date de l’acte notarié d’acquisition. Ce délai est fixé à 4 ans en cas d’acquisition d’un terrain à bâtir ou d’un immeuble en voie de construction. Toutefois, ces délais peuvent être prorogés dans certains cas d’exception par décision du directeur de l’Administration de l’enregistrement et des domaines sur demande écrite et motivée de l’acquéreur.
L'acquéreur doit également s’engager à occuper l’immeuble pendant une période ininterrompue de 2 ans au moins pour les acquisitions d’immeubles documentées par acte notarié daté à partir du 1er janvier 2008.
Il convient de relever que la loi initiale prévoyait une durée d’occupation de 5 ans au moins. Cette durée d’occupation a été fixée à 2 ans au moins (loi du 22 octobre 2008) pour les acquisitions d’immeubles documentées par acte notarié daté à partir du 1er janvier 2008.
Pour les acquisitions d’immeubles documentées par acte notarié daté avant le 1er janvier 2008, il y a lieu de distinguer 2 cas de figure :
Toutefois, le Directeur de l’Administration de l’enregistrement et des domaines peut dispenser de cette condition liée à la durée d'occupation dans les cas où celle-ci ne peut être respectée pour des raisons de force majeure ou à la suite d’une situation telle que :
La location même partielle de l’immeuble, la cession de l’immeuble et l’interruption de l’occupation intervenues endéans les 2 ans donnent lieu au remboursement total de l’abattement accordé, avec les intérêts légaux à partir du jour de l'octroi.
Si néanmoins l’interruption de l’occupation résulte de l’obligation pour l’acquéreur de transférer le lieu de sa résidence pour des raisons professionnelles et indépendantes de sa volonté, il pourra être accordé par le Directeur de l’Administration de l’enregistrement et des domaines une dispense du remboursement sous condition que l’occupation de l’immeuble soit reprise dès le retour de l’acquéreur et jusqu’au parachèvement d’une durée d’occupation totale de 2 ans.