En cas de décès de son père ou de sa mère, l’enfant légitime qui en fait la demande a droit à une pension d’orphelin sous certaines conditions.
Sont assimilés à des enfants légitimes, les enfants :
L’obtention de la pension d’orphelin est liée aux conditions applicables pour toutes les autres pensions de survie, à savoir :
Aucune condition liée à la durée de son affiliation n'est requise si le décès est imputable à un accident de quelque nature que ce soit ou à une maladie professionnelle.
La pension d'orphelin s’arrête :
La pension n’est accordée que sur demande formelle des intéressés. Le formulaire de demande est disponible auprès de la Caisse nationale d'assurance pension (CNAP) et des caisse d'assurance maladie, des administrations communales ainsi que des organisations syndicales.
Le même formulaire de demande d'obtention de la pension d'orphelin peut être utilisé par tous les assurés, indépendamment du statut socio-professionnel du défunt.
Si l'assuré décédé a été affilié à plusieurs caisses au cours de sa carrière professionnelle, la demande est à adresser à la caisse auprès de laquelle il était assuré en dernier lieu.
Dans le cas des survivants des assurés frontaliers, la demande doit être présentée auprès de l'organisme compétent du pays de résidence, en respectant les modalités légales du pays.
Le bénéficiaire doit joindre à la demande les documents suivants :
La pension d’orphelin est une pension dérivée de celle qui aurait été due à l'assuré lui-même. Elle est toujours calculée à partir de la carrière d'assurance de l’assuré, donc du parent décédé dans ce cas-ci (du secteur public ou privé). La pension est indexée aux variations du coût de la vie et ajustée à l'évolution du niveau des salaires.
Pour les orphelins de père et de mère, le montant de la pension s’élève au double de celui mentionné ci-dessus. Au cas où l’orphelin aurait droit à une double pension, c’est-à-dire tant dans le chef du père que de la mère, seule la pension la plus élevée est doublée.
En cas de besoin, un complément de la pension minimum est alloué à l'orphelin à raison de 1/4 de celle-ci.
En cas de cumul des pensions d’orphelin avec des rentes d’accident de survie, la loi prévoit pour ces dernières l’application des dispositions anti-cumul, la pension est réduite dans la mesure où elle dépasse ensemble avec la rente d’accident :
En revanche, un cumul avec les allocations familiales est possible.
Toutefois, en aucun cas l’ensemble des pensions de survivants du chef d’un assuré ne peut être supérieur à la pension qui aurait été due à l’assuré ou, si ce mode de calcul est plus favorable au bénéficiaire, à la moyenne des 5 salaires, traitements ou revenus annuels cotisables les plus élevés de la carrière d’assurance. Ainsi, si le total des pensions des survivants dépasse cette limite, les pensions sont réduites proportionnellement.
Les pensions de survie sont versées mensuellement par anticipation. Elles cessent d'être payées à la fin du mois au cours duquel décède le bénéficiaire.
Les mensualités éventuellement payées de trop pour des mois postérieurs au décès sont à rembourser.
Tant que les enfants n'ont pas atteint l'âge de la majorité, les pensions d'orphelin sont perçues par les tuteurs.
Après examen des conditions d'attribution, la pension est accordée ou rejetée par une décision susceptible de recours.
En cas de désaccord, les voies de recours sont les suivantes :
Tous les recours sont à faire parvenir, sous peine de forclusion, par écrit dans un délai de 40 jours à partir de la notification de la décision de la Caisse nationale d'assurance pension ou du jugement.
Passé ce délai, le recours n’est plus recevable et la décision est coulée en force de chose jugée.
L'ensemble des documents peuvent être remplis (en ligne ou à la main) et renvoyés par voie postale. Les formulaires marqués du symbole
peuvent être signés électroniquement avec un produit LuxTrust et être transmis par Internet à l’organisme compétent, accompagnés le cas échéant des pièces / annexes requises (scannées au format PDF).